Le Soudan conclut un accord de règlement avec les familles des victimes de l’USS Cole | Nouvelles

Le gouvernement de transition du Soudan a accepté d’indemniser les familles de 17 marins de la marine américaine tués lors d’une attaque d’al-Qaïda contre le navire de guerre USS Cole au Yémen il y a 20 ans, a annoncé jeudi l’agence de presse SUNA.

Le règlement est la dernière des mesures prises par Khartoum pour mettre fin au statut de paria international du Soudan et faire retirer le pays africain de la liste des États qui parrainent le «terrorisme».

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Les 17 marins ont été tués et des dizaines d’autres blessés lors de l’attaque du 12 octobre 2000, lorsque deux hommes dans un petit bateau ont fait exploser des explosifs aux côtés du destroyer lance-missiles guidé par l’US Navy alors qu’il faisait le plein dans le port sud-yéménite d’Aden.

Le rapport de SUNA indique que le règlement a été signé le 7 février, mais ne mentionne pas le montant versé en compensation.

Une source au courant de l’accord, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré à l’agence de presse Reuters que le Soudan avait accepté de régler l’affaire pour 30 millions de dollars.

Mais le porte-parole du gouvernement soudanais par intérim, Faisal Saleh, a déclaré à l’Associated Press que le chiffre n’avait pas pu être divulgué car le gouvernement soudanais était toujours en négociations pour parvenir à un règlement similaire avec les familles des victimes des attentats à la bombe perpétrés en 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.

Plus de 200 personnes ont été tuées lors des attaques et plus de 1 000 ont été blessées.

Les chiffres initiaux sur la table étaient des milliards, a déclaré Saleh, mais le gouvernement intérimaire du Soudan a “hérité d’un trésor vide”.

“Nous nous attendons à ce que les États-Unis et le monde comprennent et soutiennent au lieu d’imposer davantage d’obstacles”, a déclaré Saleh.

Les familles des marins américains avaient poursuivi le Soudan en vertu de la loi de 1976 sur les immunités souveraines, qui interdit les poursuites contre les pays étrangers, à l’exception de ceux désignés par les États-Unis comme sponsors du “terrorisme”, le Soudan étant désigné depuis 1993.

En 2012, un juge fédéral a rendu un jugement de près de 315 millions de dollars contre le Soudan. Mais en mars de l’année dernière, la Cour suprême des États-Unis a annulé cette décision au motif que Khartoum n’avait pas été correctement notifiée du procès.

L’annonce est intervenue deux jours après que Khartoum et les groupes rebelles ont convenu que toutes les personnes recherchées par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et génocide présumés dans la région du Darfour devraient comparaître devant le tribunal.

La liste comprend le chef de file du Soudan, Omar al-Bashir, qui a été démis de ses fonctions l’an dernier à la suite d’un soulèvement populaire.

Pour le Soudan, le retrait de la liste “terroriste” des États-Unis mettra fin à l’isolement économique du pays et lui permettra d’attirer des prêts indispensables des institutions financières internationales.